| Envoi N° 150 du 12/10/2007 Soyons positifs, que diable ! (6) Ca va aller ! On s’est mis d’accord sur les problèmes d’immigration, de sans papier, de régularisation, un foutu brol qu’il fallait un peu nettoyer, quand même, ne fût-ce que pour montrer qu’on faisait quelque chose. On est passé à la Justice. Et ce n’a pas été la pire difficulté dans l’élaboration d’un programme de gouvernement. Dans la foulée, et au pas de charge, on a réglé 2 ou 3 autres questions pas bien méchantes L’orange bleue prend donc des couleurs : les 2 indiquées. Jusqu’ici elle était plutôt jaune citron, l’orange, ce qui est rigoureusement contre-nature. Ces bouffées d’optimisme gouvernemental fédéral font bien plaisir aux citoyens du royaume qui, comme tout le monde le sait, vivent suspendus, anxieux, aux J.T. de politique intérieure, en oubliant même Justine championne mondiale de tennis, Duval dans ses péripéties rallyiesques, Jean-Michel Saive, papy goguenard de ping-pong et même les pieds de nez du Standard à l’intention d’Anderlecht. Même qu’après la Justice et les fantaisies du moment, il paraît qu’on va aborder, là-haut, dans une salle du Parlement ou dans un bistrot de Lasne, des tas de trucs qui permettront de dire, un beau jour, à la Toussaint ou au Nouvel-An, suivant les circonvolutions du parcours : « Ouf ! On y est ! L’orange bleue est mûre ». Si, entre temps, elle n’est pas devenue blette à force de prendre patience dans les brumes automnales. Bref, pour en revenir aux occupations actuelles des cinqathlètes de fond du marathon futuriste gouvernemental fédéral, il faudra bien en venir aux aspects sociaux et économiques avant de se casser la figure sur l’institutionnel. Que l’on mettra peut-être bien en réserve pour s’offrir un joyeux sujet de belles bagarres pimentées de déclarations incendiaires, définitives, péremptoires, d’ici moins de 2 ans, quand il faudra élire ce qui, pour l’heure, fonctionne parfaitement, sans problème, dans une paisible atmosphère laborieuse : les parlements et gouvernements régionaux. Bon, on n’est pas encore là. Nous attendrons donc, sans trop d’impatience, rassurons-nous, les annonces de programmes économiques et sociaux. Ce qui nous fournit l’occasion de publier une réaction à notre Réflexion n°1 de notre série « Soyons positifs, que diable ! ». Il s’agit d’un courrier que nous a adressé le député MR Charles Michel, le 13 septembre dernier et qui ne manque pas d’intérêt. « Chère Madame, Cher Monsieur, Vous regrettez que l’on n’aborde pas plus en ce moment les questions et préoccupations des ménages pour se concentrer sur le communautaire. Ma préoccupation première est bien socio-économique, c’est la question de savoir comment nous allons donner plus de qualité de vie à l’ensemble des Belges. Le rapport de Didier Reynders en tant qu’informateur faisait d’ailleurs une très large part aux enjeux de société tels que les familles, la santé, les pensions, etc… Nous avons à négocier avec les partis flamands, qui exigent une discussion sur la réforme de l’Etat. Comme c’est le point soumis aux plus grandes divergences de vues entre les négociateurs, c’est évidemment celui qui a fait la une de l’actualité les derniers temps. Croyez bien que les autres thèmes n’en sont pas oubliés pour autant et que nous travaillons, comme nous l’avons toujours fait, dans la perspective d’améliorer la qualité de vie de nos concitoyens ». Nous remercions M. Charles Michel pour cette mise au point. Mais nous tenons à préciser que notre Réflexion n°1 de la série « Soyons positifs… » n’avait pas le moins du monde le sens d’une critique ni même d’un regret. Nous n’avons pas la prétention de faire la leçon à quiconque. Nous nous contentions de relativiser (et même de railler un tantinet, avouons-le) les discours et les écrits selon lesquels un traumatisme grave ébranlerait la population de notre pays à la perspective d’un éclatement du royaume de Belgique. Sans jouer les fanfarons, nous remarquons que ce que nous écrivions à ce sujet s’est confirmé dans les faits. Le grand appel aux citoyens pour qu’ils arborent les 3 couleurs du drapeau belge n’a guère rencontré d’échos que dans quelques quartiers, sinon quelques immeubles, de la capitale. Quant aux manifestations en faveur du maintien de l’unité de la Belgique, il serait assez ridicule, nous semble-t-il, de prétendre qu’elles ont mobilisé les foules. Pour en revenir aux préoccupations socio-économiques qu’évoquent M. Charles Michel, nous sommes convaincus que les partenaires d’un futur gouvernement fédéral, quelles qu’en soient les couleurs, ne les relègueront pas au rang des accessoires. Ils n’en auront d’ailleurs pas la possibilité car- et cela c’est une certitude- des centaines de milliers de gens, regroupés dans les organisations syndicales ou dans le monde associatif, sont prêts, d‘ores et déjà, à démontrer que les promesses d’avant le 10 juin n’ont pas encore eu le temps de sombrer dans l’oubli. « Vivre en Wallonie » ASBL
Date de création : 18/10/2007 @ 09:30
Dernière modification : 08/01/2008 @ 16:50
Catégorie : 2007
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