| Envoi N° 147 du 13/09/2007 Soyons positifs, que diable ! (4) Nous avions pensé, lors de la rédaction de notre dernière « Réflexion », avoir épuiséla liste des motifs de satisfaction qu’avait provoqués, chez nous, la laborieuse formation d’un gouvernement fédéral. Et nous envisagions de passer à un aspect nettement moins réjouissant du comportement du monde politique flamand : la place qu’il réserve à Bruxelles dans l’évolution institutionnelle de la Belgique, qu’il s’agisse d’un système confédéraliste ou, plus simplement, d’une scission. Mais, à y regarder de plus près, nous avons constaté que nous avions oublié une réalité d’une importance capitale : la démonstration de la bonne santé des institutions régionales. Pourtant, le ministre-président du gouvernement wallon avait évoqué le sujet, voici quelques semaines. Interrogé quant aux répercussions éventuelles des tractations au niveau fédéral, Rudy Demotte avait mis clairement les choses au point : eux, c’est eux, nous, c’est nous. Et nous, c'est-à-dire le gouvernement et le parlement wallons, travaillons au redressement de la Wallonie. C’est ça, notre boulot. Un redressement qui ne cesse de s’affirmer. Notre ami Jean Destrée, dans ses « Réflexions » intitulées « La Wallonie peut-elle vivre seule ? » en énumérait les preuves indiscutables. La ministre wallonne Marie-Dominique Simonet, en charge de La Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures, nous a fait l’honneur et le plaisir de réagir à ces propos, en ces termes : « Madame, Monsieur, Votre aimable courriel du 4 septembre dernier, par lequel vous m’adressez votre réflexion intitulée « La Wallonie peut-elle vivre seule ? » m’est bien parvenu et je vous en remercie. J’ai pris connaissance avec intérêt de votre vision vivifiante de notre région et de vos idées extrêmement positives sur la situation wallonne, qui ne manqueront pas d’alimenter également ma réflexion. Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments distingués. » La Ministre Marie-Dominique SimonetDans cet ordre d’idées, le Ministre wallon de l’économie et de l’emploi, Jean-Claude Marcourt, ne peut que se réjouir, lui aussi : le plan Marshall, dont il est le grand ordonnateur,ne fait plus, désormais, l’objet de quolibets. Le rapport d’évaluation réalisé par l’Institut Wallon de l’Evaluation, de la Prospective et de la Statistique (IWEPS), 18 mois après la mise en route du plan, présente un bilan résolument positif, confirmé par l’ensemble de ses acteurs : patronat, universités, syndicats. Les pôles de compétitivité, notamment, ont permis et favorisé l’éclosion et le démarrage de projets prometteurs pour l’avenir économique de la Wallonie. Au point que « Le Soir » de ce mercredi 12 septembre, titre dans ses pages économique : « Marshall trace le bon sillon ». Et, en sous-titre : « La mise en œuvre du plan de redéploiement économique avance à bon rythme ». On n’a pas toujours tenu pareil langage chez les médias. On en est aujourd’hui, du côté patronal et, aussi, dans les milieux universitaires, à souhaiter que les gouvernements wallons présents et à venir poursuivent le financement du plan après 2009, date des élections régionales. D’autre part, le Ministre wallon de l’agriculture, Benoît Lutgen, en réaction à des voix s’élevant pour dire leur scepticisme à propos des biocarburants, a relativisé ces mises en garde, dans la même édition du même quotidien, pour préciser la position du gouvernement wallon à ce propos, précisant les exigences mises à l’installation à Wanze d’une usine de bioéthanol dont la production devrait démarrer d’ici un an. Il l’a fait avec un sérieux et une connaissance fine du dossier qui prouvent qu’à la Région wallonne on se soucie à la fois des progrès économiques et des contraintes environnementales. Tout cela indique que les Régions et, pour ce qui nous concerne, la Wallonie ont atteint l’âge adulte et n’ont rien à craindre d’un éventuel éclatement du pays. De toute manière – il faut quand même rire un peu, voyons !- nous n’avons aucun souci à nous faire sur le plan financier. Dans sa grande bonté, Yves Leterme ne vient-il pas d’évoquer la possibilité d’un don de la Région flamande pour permettre l’amélioration de l’enseignement à Bruxelles et en Wallonie. Gentil, hein, le monsieur ? Bon, c’est vrai qu’en contrepartie, les Francophones devraient avaler toutes les couleuvres du cahier revendicatif flamand. Mais, ne crachons pas dans la soupe… Cette nouvelle preuve de mépris et d’arrogance revêt, elle aussi, un aspect positif. En effet, lorsque ce bonhomme tient à présenter aux ados flamands l’image de riches Flamands offrant une aide financière à ces pouilleux de Bruxellois et de Wallons, c’est bien la manifestation d’une volonté de creuser davantage encore le précipice culturel entre les différentes Régions de la Belgique fédéraliste. Et d’approfondir le matraquage de l’opinion publique flamande dans le sens d’une Wallonie (ne parlons pas de Bruxelles puisque c’est déjà programmé : la Flandre l’annexera…) qui, par sa paresse, son je m’en foutisme, son incompétence pèse sur les épaules flamandes comme un sac de cailloux. Autant le savoir, non ? A noter : le monsieur se pose toujours comme candidat premier ministre du royaume de Belgique. Comique… « Vivre en Wallonie » ASBL
Date de création : 13/09/2007 @ 16:03
Dernière modification : 08/01/2008 @ 16:50
Catégorie : 2007
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