| Envoi N° 133 du 10/05/2007 La Wallonie PARTENAIRE de Bruxelles (1) « La solidarité des Wallons et des Bruxellois ne doit pas, obligatoirement, prendre la forme d’institutions communes qui les nient les uns et les autres » Cette phrase n’est sans doute pas la seule affirmation à relever dans le texte publié par le Mouvement du Manifeste Wallon que préside le grand monsieur de la culture wallonne qu’est Jean Louvet. Mais elle fournit une indication précise sur la perception qu’a le Mouvement d’une des composantes de l’édifice fédéraliste brinquebalant mis en place au fil des ans pour maintenir à moitié debout un Etat Belgique chancelant : la curieusement (et en dehors de toute logique) dénommée « Communauté française ». Sans être précisément nommée, cette institution baroque, incompréhensible pour l’immense majorité de la population, est la cible privilégiée, nous semble-t-il, de cette réponse wallonne au manifeste bruxellois de début d’année, « Nous existons » auquel nous avons fait largement écho. Rappelons que ce manifeste bruxellois affirmait la volonté de citoyennes et citoyens de la capitale belge et européenne, de nationalités et d’expressions linguistiques diverses, d’exiger pour Bruxelles, un statut de Région à part entière dans l’édifice fédéral, à égalité totale avec la Flandre et la Wallonie. Nous avions, à l’époque, chaleureusement accueilli cette initiative, car correspondant à une réalité objective : la Belgique, ce ne sont pas 2 communautés, l’une flamande, l’autre francophone qui s’affrontent et se partagent le royaume, ce sont 3 Régions ayant des spécificités propres qui doivent tenter, tant bien que mal, de vivre ensemble en se respectant. Avec une Communauté germanophone qui a droit à un statut spécifique reconnaissant, comme en d’autres lieux, le droit imprescriptible des peuples à vivre selon leur gré. Le Mouvement du Manifeste Wallon a exprimé, lui aussi, depuis la publication du texte bruxellois, sa grande satisfaction quant au contenu de ce manifeste. Dans les mois qui ont suivi, il a élaboré une ébauche de réponse qu’il aproposée à diverses personnalités des milieux intellectuels wallons. Un premier jet a été rédigé et adressé à ces personnes qui y ont apporté leurs avis et améliorations. C’est donc un document dûment pensé, soigneusement étudié, conçu de façon collective, qui a été présenté à la presse en ce début de semaine. Bien évidemment, certains commentateurs politiques, comme de coutume lorsqu’il s’agit de la reconnaissance d’une identité wallonne, ont accueilli ce communiqué avec beaucoup de hauteur sarcastique, Disons même de condescendance rigolarde. A la réflexion de José Fontaine, un des porteurs du Mouvement du Manifeste Wallon, rétorquant à propos de l’absence de relais politique francophone : « Il est important que la société civile montre aux politiques qu’elle ne danse pas comme ils sifflent » le rédacteur du « Soir » (08-05-07) persifle, avec un bel aplomb pétri de certitude péremptoire : « Soit, mais reconnaissons que sans orchestre et sans chef, la partitiona fort peu de chance d’être jouée un jour… » Eh bien, nous verrons à qui l’avenir donnera raison, Monsieur Hugues Danze. (à suivre) « Vivre en Wallonie » ASBL
Date de création : 15/05/2007 @ 21:30
Dernière modification : 08/01/2008 @ 16:53
Catégorie : 2007
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