| Envoi N° 157 du 20/12/2007 L’avenir de la Belgique, à court, moyen et long termes (6) Intérim ou Contrat à Durée Déterminée (CDD) ? Alléluia ! Il est né, le divin enfant. Pas encore au moment où nous écrivons ces lignes mais tous les espoirs sont désormais permis : Albert II aura son beau cadeau de Noël, sous le sapin aux guirlandes oranges, bleues et rouges. Le lion et le coq tiendront la place du bœuf et de l’âne autour du berceau et l’iris ne sera pas absent non plus pour embellir la crèche, même si ce n’est pas vraiment la saison. Les miracles, ça se produit sous toutes les latitudes. Et cette heureuse naissance sera due à un ange Gabriel ayant utilisé, (le futé !), le prénom de Guy (à moins que ce soit le Saint Esprit, …. nous pataugeons un peu dans les Evangiles) pour convaincre une vierge Union nationale, réticente jusque là, à enfanter. Dans la douleur, certes, mais à la satisfaction apparente quoique un peu ronchonneuse de toute la parenté. Parenté bilingue puisque le lointain cousin germanophone n’avait pu être joint à temps, en raison des frimas qui isolent régulièrement les austères paysages de l’Est wallon. Finies les angoisses. Oubliés les cauchemars. Disparues les transes. Gloire à toi au plus haut des cieux, oh, toi, Guy chevalier aux jolies montures de lunettes, venu apporter la paix et l’espoir à l’humble peuple qui, de La Panne à La Calamine, priait jour et nuit, depuis plus de 6 mois, pour qu’apparaisse le messie, le sauveur de l’Etat Belgique. Hosannah ! Joie triomphale, expression un peu cousine d’Alleluia qui, selon Monsieur Larousse, est une marque d’allégresse. Ne discutons pas, on boit un coup à la santé de Guy, de Didier, de Joëlle (surtout pas l’oublier, la fougueuse amazone !), de Laurette, d’Yves (ben oui, c’est un peu Callimero, cet homme…), et de Bart, tant qu’à faire ! Nous, on est bien contents. Grâce à Guy, nous n’avons plus à nous tracasser pour illustrer la première partie du titre de cette série de « Réflexions » : « L’avenir de la Belgique, à court (….) terme ». L’affaire est réglée : à partir de la Noël et jusqu’à Pâques on a la garantie d’une Belgique requinquée, bien solide sur ses pattes léonines, gallinacées et irisées. Note de la rédaction : si nous adoptons un calendrier politique se référant aux fêtes et célébrations propres à l’Eglise catholique, ce n’est que pour nous conformer au langage adopté depuis quelques décennies pour identifier la suite hallucinante d’accords et de compromis signés et entérinés par les partis de ce charmant royaume. Même que quand on parle à un chrétien de Bouffioulx ou de Meix devant Virton des accords de la Saint Polycarpe,il se sent un peu perdu : d’où sort-il ce vénéré Polycarpe, quels miracles lui doit-on, et pourquoi s’est-il affublé d’un pareil prénom ? Pas grave : Guy mène la charge de la cavalerie asymétrique au cours du réveillon de Noël. Il passe le commandement à Yves quand les cloches reviendront de Rome pour faire pleuvoir des œufs dans les jardins et les étalages. Pour la suite, il y a la Pentecôte. Important : c’est la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres . Ils étaient 12 les Apôtres. Avec Jésus-Christ, ça faisait treize. L’état-major de Verhofstadt, ça fait 14 vaillants guerriers (dont quelques guerrières). Bah, ne chinoisons pas : l’Esprit Saint trouvera bienle supplément de jugeote à transmettreà l’apôtre en surplus. Avant ça, il y aura eu l’Ascension. Quel sera le Christ qui s’élancera vers le Ciel et, forcément, le Paradis, mission accomplie. Techniquement, ce devrait être Flahaut. C’est quand même son boulot les opérations militaires aériennes. Mais question de protocole, l’honneur devrait revenir à Guy-le-Sauveur. Cependant, ce départ causerait bien des chagrins dans toutes les chaumières.Surtout qu’en s’en allant, il nous laisserait Leterme…Pas un cadeau. On peut continuer. Avec l’Assomption, ce devrait être une dame qui s’envolerait. Mais nous ne voyons pas bien laquelle se porterait volontaire. Par contre, à la Toussaint, ils seraient tous réunis, Tous les Saints, sur uneestrade fleurie de chrysanthèmes. L’ennui, c’est que, le lendemain, c’est le Jour des Morts. Ca donne à réfléchir…. D’accord, nous nous sommes, une fois de plus, laissés emporter par une imagination quelque peu délirante provoquée par cette curieuse succession d’étapes sanctifiées dans la vie, pleine de richesses inattendues, de notre mini-planète Belgique. Revenons donc aux choses sérieuses. Le gouvernement Verhofstadt III est-il « intérimaire » comme on l’a déclaré à Laeken, ou bien est-il sous « Contrat à Durée Déterminée- CDD », comme semble l’indiquer la date prévue pour sa disparition au profit d’un vrai gouvernement dont la législature aurait comme date limite juin 2011 ? N’importe quel syndicaliste aura saisi l’importance de la question. Un intérimaire, tu lui dis, le jeudi soir qu’il n’a plus à se présenter au boulot le vendredi matin et l’affaire est réglée. Un CDD, si tu oublies de lui donner son C4 en fin de contrat, il se trouve sous Contrat à Durée Indéterminée (CDI) et si tu veux le mettre dehors, tu te farcis un préavis de 3 mois minimum. Et au salaire qu’on paie les ministres, cela risque de faire un fameux trou dans la caisse. Mais ne paniquons pas. D’ici 3 mois, après les grandes manœuvres sur les questions budgétaires, l’allègement de la fiscalité,l’amélioration des pensions, se profilera la scission de l’arrondissement BHV et les tumultueuses empoignades sur la « réforme de l’Etat » ou, si l’on préfère, « les réformes institutionnelles ». Et, à notre sens, le grand Guy il préféreralaisser un autre que lui s’attaquer au déminage de ce fameux paquet de dynamite. Nous serons entrés, à ce moment, dans la période du moyen terme pour l’avenir de la Belgique. « Vivre en Wallonie » ASBL
Date de création : 08/01/2008 @ 16:45
Dernière modification : 08/01/2008 @ 16:48
Catégorie : 2007
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